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Vestiges galloromains- Coll.Musée Ingres
Vestiges galloromains- Coll.Musée Ingres

Cossa mis en valeur, mis en danger ?

Les recherches et études historiques qui se sont développées à partir du début du XIXe siècle sur le site de Cosa, avec des ramassages de sigillées et monnaies gallo-romaines,* ont entraîné un engouement plus prononcé après 1840 (avec Devals).

Une première fouille, entreprise en 1930 sur la rive gauche de l'Aveyron, a permis la découverte d'une mosaïque à Tenans (par Nougarède).
Après les campagnes de sondages organisées à la fin des années 1950,  il faudra attendre les travaux de construction de l'autoroute A 20, à la fin des années 90, pour voir la reprise des prospections. Entre ces décennies, le pillage à l'aide des détecteurs de métaux a sévi.

* voir collections du Musée Ingres

Aujourd'hui 

L'extension de la zone urbaine sur l'est de Montauban menace plus directement la zone de Cossa située sur la rive gauche de l'Aveyron, même si sa partie inondable, exonérée de constructions, préserve en partie le sol. Sur la commune de Lamothe-Capdeville, les menaces portent sur les zones de lieux-dits urbanisables, proches de la D 78 à l'est d'Ardus, ainsi qu'en contrebas du promontoire de l'église de Cos.

Pour autant, la majorité des parcelles est vouée à l'utilisation agricole et ce sont bien les modes d'exploitation, particulièrement destructeurs de ces vingt dernières années, conjointement à la production arboricole et fruitière moderne, qui mettent encore plus directement en péril la prospection archéologique sur le site.

Ardus et les rives de l'Aveyron
Ardus et les rives de l'Aveyron
Parcelles agricoles sur la rive gauche de l'Aveyron
Parcelles agricoles sur la rive gauche de l'Aveyron

Vers un respect des lieux

Le Service Régional de l'Archéologie estime qu'à ce jour, la moitié des vestiges est potentiellement en danger, alors qu'un tiers du site est sans doute détruit.

"Ce site par ailleurs très connu par la population locale, doit à terme bénéficier d'études amenant un nouvel intérêt pour l'archéologie locale et départementale...Si le travail scientifique reste notre priorité, il est aussi important à nos yeux de rendre compte de nos travaux au plus grand nombre de personnes possible, ne serait-ce que par le fait que des fonds publics sont mis à notre disposition." déclare Pierre Pisani, chercheur à l'INRAP. Il manifeste depuis près de dix ans, son engagement à mettre en oeuvre, sur la thématique de Cosa, tous les moyens d'avancer dans la recherche pour mieux préserver et valoriser le site.

Son souci est également de partager les fruits de ses études pour aller vers un meilleur respect des héritages du passé. Il a participé en 2012 au Sentier Pédagogique du PR2, mis en oeuvre par le service Environnement du Grand-Montauban communauté d'agglomération avec la municipalité de Lamothe-Capdeville.

Cette rubrique du site a également été ouverte avec sa participation.
Remerciements à M.Pisani.